La crise sanitaire de la Covid-19 que subit le monde entier a profondément impacté nos sociétés. Face à cette situation sans nul autre équivalent, la France, comme d’autres pays, a été amenée à prendre des mesures exceptionnelles.

Dans ce contexte et pour soutenir au maximum l’activité de nos entreprises et de leurs salariés, l’État a mis en œuvre dès le début des évènements un mécanisme exceptionnel et massif en vue de protéger tous les français disposant d’un emploi, comme ceux bénéficiant du droit à l’allocation chômage.

A l’aune d’un avenir qui demeure encore impacté par l’impact de cette pandémie, cette année le projet de loi de finances (PLF) 2021 déposé le 28 Septembre 2020, s’inscrit dans une volonté d’assainir ses effets en mettant en œuvre un plan de relance considérable pour soutenir la croissance économique française.

Parmi ces mesures de relance proposées réside un plan axé sur trois grandes priorités : l’écologie (18,4 Md€), la cohésion (12Md€) et la compétitivité (6Md€). De nombreuses baisses d’impôts sont prévues par la suppression progressive de la taxe d’habitation sur les résidences principales ainsi que par la baisse du taux d’imposition sur les sociétés.

Au regard d’une conjoncture économique marquée par une faible prévisibilité des capacités d’investissement dans l’économie et des secteurs mis totalement à l’arrêt pendant de nombreux mois comme la restauration, ce plan vise donc à redonner confiance aux français pour l’avenir.

Comme les autres territoires français, la Polynésie française n’est pas en reste de cette situation néfaste.

C’est pour cette raison que la députée Maina Sage a décidé de porter un amendement pour apporter une aide financière spécifique aux territoires d’outre-mer. Répondre à l’urgence sanitaire tout comme l’urgence économique est primordial afin de redynamiser tous nos territoires en leur donnant les moyens d’y parvenir.

Grâce à nos efforts constructifs pour pallier aux insuffisances économiques engendrées par la crise de la Covid, nous avons obtenu une valorisation des crédits octroyées pour les territoires d’outre-mer.

Le budget du ministère des outre-mer disposera en 2021 d’une augmentation significative de 2,5%, soit 2,43 milliards de plus par rapport à l’année 2020. A cela s’ajoute 1,5 milliard d’euros affectés pour le plan de relance Outre-mer, dont un tiers de ce montant contribuera à financer des mesures sociales pour accompagner les effets de la pandémie dans ces territoires.

Dans la continuité des engagements pris par le gouvernement pour soutenir l’activité dans les territoires ultramarins, la députée Maina Sage a soutenu dans le cadre du projet de loi de finances 2021 un amendement visant à étendre le dispositif de la Contribution au Service Public de l’Energie (CSCE). Les charges à couvrir de ce programme payés par le consommateur représentent pour les deux tiers des énergies renouvelables. L’écologie doit devenir le vecteur de l’énergie renouvelable de demain, d’autant plus dans les outres mers, où le dérèglement climatique touche particulièrement les populations locales avec la montée des eaux.

De même, afin d’accompagner le redémarrage progressif du secteur d’activité croisiériste dans les territoires ultramarins, Maina Sage a, avec 11 de ses collègues, proposé un amendement adopté en hémicycle qui vise à assouplir les conditions d’exploitation des croisières. A l’heure actuelle, ces bateaux doivent rester fixés dans les ZEE au sein des territoires d’outre-mer. L’obligation de réaliser 100% de leur déplacement conditionnent les aides apportées par l’État auprès de ces compagnies maritimes.

Désormais, 80% du circuit maritime et 75% des escales en outre-mer devront être effectués dans ces territoires par ces sociétés. Cela diminue les contraintes d’ordre logistique et économique qui désincitent l’investissement dans ce secteur. La levé des contraintes rigides et inefficientes votée grâce au soutien du gouvernement permettra de faire bénéficier l’ensemble du secteur touristique de ces territoires, comme c’est le cas de la Polynésie française où le tourisme de croisière représente plus de 20% des visiteurs en 2018 et permet de réaliser 23% de ses recettes touristiques.

L’amendement suivant a été adopté : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/3360C/AN/3116.pdf

Enfin, toujours dans le but de soutenir l’activité économique de la Polynésie, la députée Maina Sage a soutenu un amendement déposé avec quatre autres de ses collègues, permettant de réduire la différence fiscale entre les rhums issus des Départements et Régions d’Outre-mer (DROM) et ceux issus des Collectivités d’Outre-mer (COM).

« Je vous propose de donner un petit coup de pouce à la filière export du rhum produit dans les collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution ».

Les rhums polynésiens se sont démarqués durant le salon de l’agriculture. Leurs producteurs ont révélé le potentiel économique prometteur de la Polynésie dans le secteur de la distillerie. Cette différence injustifiée ne pouvait être tolérée plus longtemps. Les députés ont prouvé leur bon sens en votant à l’unanimité l’amendement que nous avons proposé.

L’amendement suivant a été adopté : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/3360C/AN/3109.pdf