De part son intensité et le caractère planétaire de sa propagation, la crise sanitaire et économique que connait la France et le reste du monde depuis le mois de décembre 2020, ne possède que peu d’équivalent.

Dès les premiers mois de l’apparition de cette épidémie devenue une pandémie mondiale, la Polynésie française a été profondément impactée par les conséquences de cette situation. En Polynésie, au 24 Novembre 2020, on dénote plus de 13 517 cas confirmés, dont 22 cas sévères avec 4 842 cas soignés et 70 décès à déplorer à la suite de leur contamination. Chaque vie perdue demeure une perte tragique en Polynésie française qui compte plus de 270 000 habitants.

Face à l’ampleur de cette conjoncture inédite, le Président de la République a régit en mobilisant des moyens humains et financiers considérables pour stopper la diffusion inexorable du virus, tout en soutenant le plus possible l’activité économique.

Depuis le mois de mars 2020, des dispositions temporaires exceptionnelles sont mis en place jusqu’au 30 septembre 2021 afin de permettre aux entreprises de s’adapter et de permettre aux salariés de bénéficier du dispositif de chômage partiel renforcé en France et dans les départements d’outre-mer.

Dans les collectivité d’outre-mer disposant d’une autonomie sur un certain nombres de compétences prévues à l’article 74 de la Constitution de la Cinquième République dont la Polynésie française, le gouvernement avec son premier ministre, Edouard Fritch, a mis en œuvre le 26 mars 2020 un certain nombre de mesures pour pallier au virus. Parmi elles :

Un « revenu exceptionnel de solidarité » est établit et alloué avec une somme de 800 euros par mois et ce pour tous les travailleurs indépendants ainsi que les salariés en suspension de contrat de travail.

Le message suivant est diffusé en tahitien sur l’ensemble du territoire :

« A noho noa i to outou fare », ce qui signifie « Restez chez vous ».

8 mois après le déclanchement de l’épidémie en Polynésie française, la députée Maina Sage s’est exprimée et a interrogé le gouvernement sur les conséquences multiples engendrées par la crise de la Covid-19.

Concernant le tourisme notamment, Maina Sage souligne la nécessité de poursuivre le dispositif d’activité partielle à travers les prêts garantis par l’État (PGE) pour la compagnie aérienne Air Tahiti Nui. Le secteur du tourisme aérien est très concurrentiel avec des compagnies aériennes nationales comme Air-France ou des compagnies aériennes à bas prix comme French Bee.

Par son implication dans le soutien à apporter au secteur du tourisme en Polynésie française, la députée Maina Sage rappelle qu’il est nécessaire que l’État étende son dispositif de chômage partiel en Polynésie. Le tourisme en Polynésie française représente 1/6 des recettes du territoire et celui-ci se concentre à 90% sur les îles de Tahiti, Bora Bora et Moorea.

Si l’État français intervient massivement depuis le début de cette crise en Polynésie, la collectivité n’est cependant pas admise au financement de l’indemnisation des régimes de chômage partiel mis en place au niveau national.

En effet, cela est du au fait que la Polynésie française dispose de compétences admises et reconnues par la loi organique (prévue par la constitution) de 2004 à son article 1 qui dispose que :

“La République garantit l’autonomie de la Polynésie française ; elle favorise l’évolution de cette autonomie, de manière à conduire durablement la Polynésie française au développement économique, social et culturel, dans le respect de ses intérêts propres, de ses spécificités géographiques et de l’identité de sa population.”

Pourtant, on regrettera que le dispositif mis en place pour la France métropolitaine et les départements d’outre-mer ne soit pas étendu aux collectivités françaises autonomes du Pacifique. Bien loin d’engendrer des frais supplémentaires excessifs et incongrus, cela reviendrait seulement à inclure 600 000 personnes de plus parmi 72 millions d’habitants et 50 000 chômeurs de plus sur les 12 millions que compte la France entière.

Par conséquent, au regard de la crise subit par le secteur d’activité du tourisme en Polynésie et de la nécessité de soutenir l’emploi déjà impacté dans ce domaine avant la crise, Maina Sage a sollicité le ministre de l’Outre-mer Sébastien Lecornu afin qu’il réagisse à cette situation problématique.

Dans ses interventions orales en hémicycle, la députée Maina Sage exprime son inquiétude quant à l’avenir de ce secteur en Polynésie. Elle affirme qu’il est plus qu’urgent de poursuivre les négociations concernant le prolongement du prêt garantie pour l’État pour les entreprises comme Air Tahiti Nui qui détient à elle seule 50% des parts du marché aérien touristique en direction de la Polynésie. Au niveau local, Air Tahiti et Air archipels concentrent également les liaisons principales dans l’ensemble des îles de la collectivité, ce qui met en jeu la survit de l’ensemble d’un secteur prospère qui garanti de l’emploi aux générations de demain.

A ce titre, le 6 novembre 2020, la député Maina Sage a porté un amendement visant à développer un fond de soutien pour les entreprises de Polynésie française. D’intérêt stratégique, son objectif a vocation à soutenir économiquement les entreprises de la collectivité qui contribuent à soutenir l’emploi face à une concurrence pour le moins déloyale d’entreprise comme Air France, qui menace à terme l’existence même de sociétés polynésiennes comme Air Tahiti Nui.

L’amendement suivant a été retiré mais va donner lieu à de plus amples discussions de fond :

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/3360C/AN/2158.pdf

Le 24 Novembre 2020, Maina Sage a réitéré lors des questions aux gouvernements (QAG), la nécessité pour nos entreprises comme Air Tahiti Nui de bénéficier des Fonds Tourisme Durable à travers les PGE (prêts garantis par l’Etat) pour un montant de 66 millions d’euros.

Dans sa réponse, le Secrétaire d’État chargé du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, a rappelé que le gouvernement polynésien a bénéficié d’un emprunt exceptionnel garanti par l’État de 240 millions d’euros qui sera affecté à l’ensemble des entreprises qui sont affectés par la Covid-19 dans la collectivité.

Toutefois, la députée Maina Sage souhaite avoir des garantis sur le suivi et le montant des aides exceptionnelles qui sont et seront apportées à la Polynésie française.

Avec la délégation aux outre-mer dans laquelle elle siège, la députée et ses collègues ont mené des actions solidaires afin de relayer les problématiques vécues chaque jours par les populations locales de leurs territoires.

La députée a alors demandé plus de franchise sur les engagement pris par l’État, tout en ayant pleinement conscience de l’implication de l’État français dans ce territoire, qui de part sa diversité, requière une minutie considérable de manière à s’atteler efficacement et durablement à la résolution de ces problèmes.

Si vous souhaitez en connaitre davantage sur l’implication de la députée Maina Sage durant la crise de la Covid-19, son impact et ses enjeux en Polynésie-française, n’hésitez-pas à cliquer sur le lien ci-dessous.

https://actu.fr/politique/maina-sage-guerir-pour-rapidement-repartir-au-front-aux-cotes-du-pays-et-de-l-etat_40159529.html