La secrétaire d’Etat en charge des Personnes handicapées assure que des abattements seront proposés pour « protéger » les petits épargnants menacés par la réduction de l’AAH.

Le gouvernement a été interpellé mardi, lors de la séance des questions au gouvernement, par la députée UDI de Polynésie Française Maina Sage, à propos de la modification des conditions d’attribution de l’allocation adultes handicapés (AAH).

L’élue déplore que le projet de loi de Finances pour 2016 prévoit de «  réduire l’AAH pour les personnes ayant constitué une épargne, même modeste«  et explique que la mesure « conduira à une baisse de l’allocation, de 105 à 179 euros par mois » pour « 210.000 personnes dont le taux d’invalidité est supérieur ou égal à 80%« . Or, précise, Maina Sage, « le montant de l’allocation est inférieur au seuil de pauvreté« .

Bientôt « des propositions destinées à limiter les effets de seuils »

« Il ne s’agit pas de supprimer l’AAH aux personnes qui ont du capital« , a tenté de rassurer Ségolène Neuville. La secrétaire d’Etat en charge des Personnes handicapées a toutefois reconnu que « le projet de loi de Finances prévoit l’intégration des revenus du patrimoine dans la base ressources de l’AAH« .

« En ce qui concerne les compléments de ressources pour les personnes qui ont des taux d’incapacité élevés, nous travaillons à des propositions destinées à limiter les effets de seuils« , a expliqué Ségolène Neuville. « Il sera tenu compte des spécificités de l’épargne populaire, assure la secrétaire d’Etat, ajoutant que « des abattements sur les revenus du patrimoine seront proposés afin que les petits épargnants soient protégés« .

Les changements seront certainement discuté dès mardi soir, à partir de 21h30 dans l’hémicycle, à l’occasion de l’examen du volet Solidarité du projet de loi de finances pour 2016.

Par ailleurs, a annoncé Ségolène Neuville, « la date de revalorisation de l’AAH » est avancée « de septembre à avril« .

 

Source : LCP